dimanche 27 septembre 2009

Ce que je pense de la nouvelle loi sur le tourisme en Valais.

C’est bien sur cette nouvelle loi sur le tourisme en Valais, soumise à l’approbation des valaisans le 29 novembre prochain que je souhaite ci-après donner mon avis. Les blogs sont fait pour cela.

Avis de résident valaisan, qui plus est possédant en Valais une résidence secondaire, mais aussi au delà de cette nouvelle taxation, qu’il me faudra peut-être subir sans lui avoir d’ailleurs donné mon assentiment car je ne vote pas le 29 novembre prochain. Ce sentiment issu de l’expérience des affaires acquise durant 40 ans de vie professionnelle.

Il s’agit là de mettre en place une structure de promotion commerciale importante sans jamais maîtriser le « produit touristique » qui sera promis. Alors projetons-nous dans l’avenir et supposons cette nouvelle loi entrant en application. Les offices de promotions du Valais font merveilleusement bien leur travail et des milliers de personnes nouvelles, souhaitent venir à Anzère par exemple. Car cela c’est demain si la loi passe. Tant la capacité des hôtels que l’offre locative d’appartement sont-elles à la hauteur pour recevoir ces clients et tenir les promesses qui leur ont été faites. Dans le cas contraire quelle contre-publicité et quel argent, quels impôts, gâchés.

Qui plus est si la majeure partie de la taxe est prise sur les résidences secondaires, le retour attendu ne sera pas au rendez-vous de tous ces nouveaux contribuables puisque la majeure partie d’entre eux ne souhaite pas louer leurs résidences secondaires. Est-ce juste ? Est-ce légitime ? Quel pourcentage des votants possédent une résidence secondaire ? N’est-ce pas là une taxe dont on demande l’autorisation de l’appliquer à des gens à qui cela ne coûtera rien ? Est-ce que déjà sur ce plan, nous nous trouvons dans une démarche démocratique ?

Est-ce légitime et est-ce bien dans le « contrat » passé avec l’acquéreur d’une résidence secondaire que de lui prendre d’office et après coup, une nouvelle taxe pour que des touristes viennent encore plus nombreux dans la région où il a choisi sa résidence, sans aucun autre avantage pour lui que d’aspirer, si tout va bien et pour autant que cela l’intéresse, à l’amélioration, à terme, de l’offre événementielle dans sa région touristique ?

Quelle responsabilité auront les professionnels du tourisme, à profiter d’une promotion qui sera bien supérieure à ce qu’ils auraient pu entreprendre par eux-mêmes ou ne serait-ce qu’au versement qu’ils seront tenus de faire pour régler cette taxe pour leur compte. Est-ce sain ? N’est-ce pas propice au contraire à trop attendre des autres et contraire aux règles commerciales et entrepreneuriales ?

Quant aux sociétés anonymes qui géreront ces budgets, elles n’auront d’anonymes que le nom puisque toutes leurs ressources seront para-publiques. Comment attendre des employés à tous les niveaux de ces structures, même si leurs dirigeants sont contrôlés par des acteurs du tourisme, qu’ils obtiennent naturellement des « résultats » puisque les recettes de ces SA seront, non pas assises sur leur excellence et leur travail, mais sur le nombre de mètres carrés des hôtels et résidences secondaires implantées dans leurs régions.

Tout cela me paraît bien bancal et dans ces conditions il ne faut pas s’étonner que cela fasse plus de 7 ans que cette loi soit en gestation. Est-ce que ce délai de latence présume que maintenant cette loi serait ce que le tourisme valaisan attendait.

Par rapport aux chiffres données par M. le Conseiller d’Etat Cina, ne faut-il pas déjà se pencher sur les facteurs clés de succès qui font de l’hôtellerie tyrolienne la championne de sa catégorie. Et pourquoi véritablement l’offre hôtelière sur Anzère en particulier est insuffisante et que celle sur Crans ou Montana devienne vieillotte entre autres, pourquoi les possesseurs de résidences secondaires ne souhaitent pas, pour la plupart, louer leurs biens. Le modèle économique des agences de location dans les stations de tourisme du Valais es-il encore valable à l’heure d’internet et leurs prestations sont-elles celles que recherchent les loueurs, les locataires et ceux qui font le tourisme valaisan ?

Pourquoi les lits froids qui deviendraient « chauds » sont-ils la seule réponse prise en considération par les instances du tourisme valaisan. N’est-ce pas un faux problème ? Quand dans le même temps on veut voir en définitive payer le foncier touristique par les propriétaires des résidences secondaires on s’aperçoit que le financement des murs hôteliers n’intéresse plus personne. Que le modèle des appart-hôtels dont les propriétaires assument et la construction et les charges des résidences s’éloigne de plus en plus de la notion de propriété, parce que financièrement de moins en moins intéressant.

Personne ne peut non plus arguer qu’avec une meilleure promotion du Valais, l’immobilier valaisan, va dans son ensemble prendre de la valeur, c’est complètement faux dans le cas présent avec la Lex Kholer et les quotas imposés aux étrangers et au contraire. Si sur une population de moins de 8 millions d’habitants en Suisse, ce sont 50.000 suisses qui ont une résidence secondaire en Valais, comment penser que ce chiffre va continuer à croître dans une proportion suffisante pour faire monter le prix de l’immobilier. Ceux qui ont, qui plus est dans cette période de crise, une résidence ne vont pas en acheter une deuxième ou une autre sans avoir vendu la première à un autre suisse se trouvant dans la même situation.

Au delà de la promotion du tourisme valaisan que proposera PromoValais au moyen de ces nouvelles taxes il faut aussi permettre rapidement que les ressortissants de l’UE au moins puissent acquérir des biens dans l’ancien pour que le marché ne finisse pas par se scléroser comme on le constate aujourd’hui.

A cette assertion et à mon avis dans un réflexe plus populiste qu’économique, il s’agirait pour les instances politiques de ne pas vendre le territoire suisse à des étrangers. Est-ce bien pertinent ? Parce que ces étrangers on aimerait bien les voir venir plus nombreux mais en simple qualité de visiteurs, mais qu’ils ne viennent pas s’installer chez nous avec leur argent. Mais les suisses sont-ils vraiment capables de se passer de leur argent. Où sont les projets immobiliers suisses dans la Valais en ce moment ?

Réussir une entreprise économique et le tourisme en Valais en est une, c’est jouer gagnant-gagnant et ce ne me semble pas être le cas ici dans beaucoup des conséquences de cette nouvelle loi. Et aussi sympathique que puisse être son concepteur, en ce qui me concerne si j’avais à voter, je voterais non à cette loi, qui a toutes les chances de devenir un nouvel impôt. Générant de nouveaux quasi-fonctionnaires. Simplement.

samedi 26 septembre 2009

Le Conseiller d’Etat J-M Cina est venu à Ayent le vendredi 25 septembre 2009 exposer son projet de loi sur le tourisme en Valais.



Ce projet de loi accepté d’ores et déjà par le Conseil d’Etat valaisan est proposé à la votation populaire le 29 novembre prochain. Pour que les choses soient plus claires je vais, dans cet article, simplement relater l’exercice auquel s’est prêté M. Cina hier au soir à la salle de Gymnastique de St Romain sur la commune d’Ayent. Réservant dans un article postérieur, mes remarques et réflexions sur un sujet sur lequel, comme beaucoup d’entre vous, je suis parfaitement concerné.

Devant un parterre d’auditeurs des communes d’Arbaz, Ayent, Grimisuat et Saviese et auquel assistaient nombre d’élus locaux, Monsieur le Conseiller d’Etat en charge de l’économie et du Tourisme dans notre canton nous a, en toute franchise, développé son projet qu’il mûrit de puis plus de 7 ans et qui sera soumis au peuple à la fin de l’année. A aucun moment dans l’exposé qui a été fait ni durant le débat qui a suivi, il n’a cherché à travestir la réalité qu’il vise pour demain et ce, avec conviction, passion et franchise.

Si je vais essayer d’être aussi précis que je peux l’être en vous faisant cette relation, il se peut que j’ai mal compris certains chiffres ou informations et je suis prêt bien sur, sur la contradiction éventuelle qui pourrait m’en être faite, par lui-même ou un autre auditeur, de corriger cet article.

L’exposé à commencé par un sorte d’état des lieux qui montrait qu’à la dernière année étudiée le Valais avait compté 4 millions de nuitées hôtelières pour 26 millions au Tyrol et environ 5 millions dans les Grisons. Que par ailleurs les recettes tirées du tourisme en Valais contribuaient pour 3 milliards de F et 25% du PIB du canton. Si la promotion du Valais avait un budget de 5 millions de F, celui de la ville de Zürich à lui seul était de 10 millions de F.

Le projet visant principalement à augmenter ce budget de mise en valeur des atouts touristiques de notre canton dans le reste de la Confédération et à l’étranger, il devrait donc croître de manière très importante afin de renforcer encore ce qui est une des principales ressources de notre canton. La création de cette nouvelle manière de faire permettrait en particulier de mieux fédérer des projets disparates, évitant les « doublons » et communiquant sur des « produits » demandés par le tourisme actuel.

Jusqu’à maintenant les recettes alimentant le fonds de développement du tourisme en Valais, provenaient principalement des taxes payées par nos hôtes lors de leurs séjours dans notre canton. La collecte de ces taxes était très onéreuse et à titre indicatif, la communauté de commune de Crans Montana payait ces dernières années 300.000 F par an pour faire effectuer cette collecte de taxe de séjour. C’est dire si le bilan de cette taxe et de sa collecte était mauvais et qu’il fallait la réformer.

La nouvelle loi propose de remplacer cette taxe de séjour ainsi que la taxe d’hébergement par une nouvelle taxe payée par tous ceux qui peuvent offrir potentiellement des prestations touristiques que sont les hôtels et la parahôtellerie, les résidences secondaires et les campings.
Cette taxe étant assise sur les surfaces des biens avec des coefficients différents de 1 pour l’hôtellerie, 0,5 pour les résidences secondaires et de 0,1 pour les campings, ces chiffres étant aussi pondérés tant par les communes que par les régions touristiques sur lesquels sont implantés ces biens.

Rentre donc en ligne de compte la notion de région touristique et si sa définition est arrêté par cette nouvelle loi à un chiffre minimum de 5 millions de F de collecte de taxes au minimum sur celle-ci, elles se feront par la libre organisation des communes. Ces recettes donnant un budget de promotion équivalent seront à disposition de sociétés anonymes à constituer où l’Etat et les collectivités locales ne pourront avoir plus de 49 % du capital et où la majorité de ce capital sera détenue par les acteurs du tourisme eux-mêmes.

Les mayens et les cabanes de chasse non accessibles toute l’année et ne disposant pas des caractéristiques propres à être offertes au tourisme ne sont pas pris en compte comme assiette de cette nouvelle taxe.

C’est donc un budget de plus de 54 millions de F qui est attendu pour la future promotion touristique en Valais, sachant que l’Etat du Valais donnerait alors directement 10 millions de cette somme.

Si ce sera l’Etat du Valais et son département du tourisme qui valideront et homologueront les contours des dites régions et leurs budgets, ces associations devront être mis en place par les communes et les acteurs du tourisme de ces régions, entre eux.

M. Cina a présenté différents exemples de calcul pour cette taxe et son impact sur les activités hôtelières. Manifestement les établissements avec forts taux de remplissage étaient gagnants sur la nouvelle loi et il a montré qu’en dehors de ces établissements spécialisés, les taxes sur les résidences secondaires étaient souvent acceptables, surtout que celles-ci par la mise en valeur des dites régions augmenteraient mécaniquement la valeur de ces biens immobiliers dans des proportions au moins équivalentes.

A une question posée dans la salle il a bien sur indiqué que les montants de cette taxe devant être établis à posteriori à l’acceptation de la loi, les électeurs auraient à se prononcer sans savoir quels seraient les taux appliqués et donc les montants que les personnes intéressées auraient à payer.

Il a aussi indiqué que ce sont 90.000 résidences secondaires qui existent en Valais actuellement, dont 22.000 appartenant à des valaisans et 68.000 à des étrangers au canton ou à la confédération.

M. Cina pense qu’il aura encore personnellement 2 ans de travail sur ce sujet, après la promulgation de la loi, pour parfaire sa mise en place, en particulier dans l’aide à la structuration du canton en régions touristiques et que d’ici à la votation du 29 novembre prochain il lui appartenait de présenter personnellement au plus grand nombre d’électeurs, cette nouvelle loi, comme il le faisait ce soir. C’est tout à son honneur et nous l’en remercions.

Cet exposé et ce débat avec la salle se sont achevés par la remise à l’orateur, par le Président de la commune d’Ayent, M. Marco Aymon, de cadeaux comprenant les produits de notre terroir et par un vin d’honneur où l’ensemble des présents étaient conviés.

jeudi 30 juillet 2009

Une petite histoire d'Anzère par ceux qui l'ont faite.

Un lien intéressant mis par Novagence sur le net pour dire comment Anzère a démarré.

cliquez ici

dimanche 7 juin 2009

Gardons l’esprit chalets sur Chamossaire


Nous avions jusqu’au 25 mai dernier pour nous opposer au projet de barre d’immeubles à édifier dans le prolongement de l’hôtel Chamossaire. Beaucoup des propriétaires qui ont pu être contactés se sont joint à l’action de ceux qui avaient déjà fait opposition pour les versions 1, 2, 3 déposées depuis 2007. Ce sont maintenant 13 propriétaires riverains (personnes physiques et morales) qui ont demandées à Me Fournier de les représenter pour s’opposer à cette 4ème mise à l’enquête.

La visite à la commune pour prendre connaissance du projet, nous a permis de voir encore une fois dans ce dossier, des manquements importants aux prescriptions du RCCZ promulgué par la commune.

Il apparaît de plus, que cette situation, déplorable pour beaucoup, provient du fait que sur cette zone d’habitats collectifs et d’hôtels, le RCCZ actuellement en vigueur prévoyait non seulement la construction de tels bâtiments mais aussi de chalets individuels. La commune, sur cet espace n’ayant accordé depuis plus de 20 ans que des autorisations pour la construction de chalets, c’est bien plus de 90 % des constructions actuelles qui sont des chalets individuels.

Encore faut-il bien définir les zones dont il est question. En effet, la zone de Chamossaire qui nous préoccupe fait partie elle-même d’une zone 5 fois plus étendue où l’on trouve à juste titre à la fois des immeubles et des chalets en fonction des situations et des dénivelés.

D’ailleurs cette hérésie qui prête à conséquence grave pour les riverains va cesser lors de la nouvelle promulgation du RCCZ, puisque sur les zones classées « habitats collectifs et hôtels » il ne sera plus possible de construire des chalets individuels comme c'était le cas actuellement.

Il semble donc important sauf à voir s’élever de nouveaux conflits et des atteintes graves aux droits de propriétés de tous ceux qui ont, de bonne foi et sur les promesses des constructeurs et architectes, fait édifier des chalets individuels sur ces zones, de redéfinir ces zones afin d’y respecter le bâtit actuel, surtout lorsque celui-ci et sur plusieurs hectares contigus est de fait, soit une zone d’immeubles soit une zone de chalets.

Pour la partie qui nous préoccupe, c’est à dire une zone délimitée au sud par la route de Bonnefille, à l’est par le chemin des Mayens et au nord et à l’ouest par la route de Chamossaire, celle-ci devra être transformée de zone d’habitats collectifs en zone de chalets individuels. Ceci aussi pour respecter un autre élément important du droit des constructions qui est que les nouveaux bâtiments ont l’obligation de s’intégrer dans le bâtit existant.

C’est ce à quoi, nous nous occupons actuellement avec l’aide de Me Fournier et plus nous serons nombreux dans cette action, plus nous aboutirons rapidement, alors n’hésitez pas à nous rejoindre. Et bien sur, comme cette modification du RCCZ interdisant l’édification de chalets sur les zones classées « habitats collectifs et hôtels », va provoquer des distorsions identiques en d’autres endroits de la station, cette action va intéresser d’autres propriétaires qui peuvent, bien sur, venir nous rejoindre.

Il est évident que dans la mesure où ce RCCZ permettait jusqu’à aujourd’hui de construire et des chalets et des habitats collectifs, la délimitation des zones pouvait avoir lieu sur de grands espaces. Ce n’est plus le cas et il importe donc maintenant que la commune affine ces zones, à la fois pour respecter la topographie et un plan d’aménagement cohérent, mais encore pour respecter le bâtit existant.

vendredi 15 mai 2009

Branle-bas de combat sur Chamossaire



Nous y sommes, ce matin sur le BO daté du 15 mai 2009, nouvelle mise à l'enquête d'une construction sur la parcelle à venir numéro 8494 (car elle n'est pas encore créee, devant l'être seulement si le projet est accepté).

Je vais me rendre lundi 18 mai prochain aux services techniques de la commune pour voir en quoi ce projet numéro 4 diffère des trois autres. Il n'empêche qu'à chaque fois la commune ne voulant pas nous dire les raisons du retrait de ces projets, nous sommes à chaque fois contraints de nous y opposer pour tout un ensemble de raisons évidentes, comme je vous en ai exposé certaines dans mes précédents articles.

Au delà des manquements réglementaires évidents et répétés, il est bien certain que le simple fait de laisser construire sur le quasi-plateau de Chamossaire, cet immeuble laissera la porte ouverte à la construction de trois autres en barre d'immeubles dans son prolongement car tel est leur projet d'origine qui semble-t-il est toujours d'actualité. Une telle chose permise et c'est tout le paysage de notre quartier qui s'en trouve modifié. Alors que depuis 25 ans, en laissant construire sur cette zone pourtant classé habitat collectif et hôtels, la commune a, dans les fait, donné à cet endroit une marque irréfragable de chalets individuels. Et c'est aussi ce qui a été "vendu" depuis 10 ans par les promoteurs de ces terrains et surtout "acheté" par ceux qui sont venus comme moi s'y installer.

Il importe que nous soyons toujours plus nombreux à nous opposer à ce projet. Soit individuellement, soit par l'entremise de Maître Jacque Fournier, avocat notaire à Sion qui défend déjà les intérêts de quelques uns d'entre nous. Vous pouvez bien sur le contacter directement au numéro indiqué plus haut sur le blog et vous entretenir avec lui des conditions de son intervention qui sont de plus en plus légère en fonction du nombre des demandeurs qu'il représentera. De plus son poids vis à vis de ce dossier, auprès de la commune sera d'autant plus important qu'il représente un plus grand nombre d'opposants.

Nous avons 10 jours depuis aujourd'hui pour le faire.

samedi 11 avril 2009

Belle journée pour les propriétaires sur Anzère



A l'invitation de la société de Développement d'Anzère (SDA), de la commune, d'Anzère tourisme et de l'ASPA, les propriétaires d'appartements et de chalets qui se trouvaient sur Anzère étaient conviés à une journée de rencontres et d'informations à l'Auberge de Tsalan. Pour les skieurs et les promeneurs en raquettes les RV étaient à 9 ou 10 h au départ du télécabine, avec la jonction de tous à l'Auberge de Tsalan pour un apéritif à 11h30. Pour notre part à mon épouse et à moi, montée en télécabine jusqu'à la station intermédiaire et 45 minutes de raquettes pour rejoindre l'auberge.
Certains font connaissance et d'autres se retrouvent. Vers 12h15 nous passons à table pour la raclette. La tablée est de 26 et c'est un record pour cette troisième année que cette rencontre se tient. L'ambiance est au beau fixe, alors qu'à l'extérieur, vents et nuages gênent les apparitions du soleil. Durant le repas des informations nous sont données d'abord par Alain Gollut, Président de la SDA, sur le besoin d'Anzère de réaliser le wellness-center dont on parle tant.

La dernière étude réalisée à l'automne dernier pour une piscine semie-couverte fait apparaître un besoin d'investissement de 8,7 millions dont jusqu'à présent seuls 3,8 millions de financement sont trouvés. Il reste encore à trouver 5 millions et Alain Gollut voudraient bien que les propriétaires mettent encore la main à la poche pour 1,5 millions pour inciter la commune à lancer le projet en donnant ses garanties. Une nouvelle étude de marché, effectuée en décembre 2008 par CoopersWaterhouse montrerait qu'à l'instar de ce qui a été réalisé à Evronnaz il y a 15 ans, les prévisions d'exploitations sont de 200.000 F de pertes en année 1, 120.000 F en année deux et un quasi-équilibre en année 3. Cette étude de faisabilité serait à la disposition de tous sur le site de l'ASPA.

Puis c'est Eric Bellanger, nouveau responsable marketing de la station depuis le début de l'année qui prend la parole surtout pour dire qu'après quelques mois d'observation de la vie de la station, il va rapidement mettre en place des outils informatiques tant pour inciter une clientèle mondiale à venir nous visiter, qu'à tous ceux qui le souhaitent de s'exprimer à travers différents modes et aussi un forum, pour faire remonter toutes les idées auprès des instances de décisions de la station.

Enfin, c'est Raphy Bétrisey, Président de Télé-Anzère qui fait le point sur les remontées mécaniques de la station. Cette saison sera un nouveau record de recettes pour la société et ces deux dernières années de pleine neige vont permettre de mettre en œuvre, certainement dès la saison 2010-2011 un nouveau remonte-pente au milieu du domaine skiable à partir de Grillès pour mieux irriguer 4 pistes du milieu de domaine qui sont sous-utilisées actuellement. Avec cet investissement de 7 millions environ, tout le domaine aura été modernisé à cette échéance. Il nous a aussi dit un mot sur l'éventuelle liaison entre notre domaine de ski et celui de Crans-Montana. Ce projet est en route depuis 1990, mais ce n'est qu'en 2005 que les organisations écologiques ont donné leurs accords. Anzère s'est donc rapproché depuis, des remontées mécaniques de Crans-Montana, qui eux, ne souhaitent pas que la liaison se fasse haut au dessus de la Lienne. Ils préfèrent que cette liaison entre les deux domaines passent par deux pistes reliant Chetzeron aux Rousses.

Vers 14h30 c'est toujours en raquettes que nous redescendons de l'auberge de Tsalan vers le village où cette fois-ci c'est l'ASPA qui convient au Dahu-Bar tous les participants et ceux qui n'ont pu monter à l'auberge pour le repas pris en commun. Nous allons mettre en ce qui nous concerne encore plus d'une heure et demie pour ce deuxième tronçon du parcours. Sans entrainement, les jambes sont lourdes et même si le wellness-center existait je passerais mon tour. A tître d'information, la raclette de midi avec fendant et un café, coûtait 45F par personne, auquel il fallait rajouter pour ceux qui n'ont pas de forfait saisonnier 15F de télécabine pour monter à la station intermédiaire. Les apéritifs de midi et de 16h au Dahu-Bar étaient offerts.

Ce fut une belle journée de rencontres et d'échanges de points de vue entre les propriétaires et certains des responsables de la station. Il me semble important que ce dialogue puisse continuer dans les mois à venir pour que la station d'Anzère reparte de l'avant pour le bénéfice de tous.

lundi 23 mars 2009

Piscine rénovée, patinoire l'hiver.

Parmi ce qui faisait en hiver le plaisir de ceux qui fréquentent la station, c’était d’y retrouver, comme dans toutes les stations dédiées aux sports d’hiver, une patinoire. C’était un lieu de sociabilisation publique où l’on se rencontrait et où l’expertise de certains et l’inexpérience d’autres étaient une bonne distraction devant laquelle il faisait bon s’arrêter un moment.

Au delà de cette utilisation, l’on pouvait assister à des matchs exhibition de hockey sur glace, avoir une initiation à ce sport pour les plus jeunes, certains soirs en semaine où encore pratiquer le curling. A Anzère d’ailleurs, une équipe est encore réputée.

Il importe donc déjà de faire revivre ces activités qui sont un classique et un passage obligé pour toutes les stations de sport d’hiver dignes de ce nom. Et je pense sincèrement que l’abandon du projet de wellness-piscine-spa à l’emplacement de la piscine d’été devient une véritable chance, une opportunité.

Cette piscine à l’entrée de la place du Village fait partie du paysage connu de tous ceux qui fréquentent la station depuis longtemps et participe à son charme. Il importe de la rénover et de la moderniser et loin d’un aspect ostentatoire pour se recentrer sur une version montagnarde moderne, couvrir le béton avec un maximum de bois et l'inclure dans l’esthétique de la station. Réaménager les vestiaires et opter pour des systèmes de pompes à chaleur et panneaux solaires pour ce qui est de l’énergie, entre autres pour chauffer l’eau de la piscine, car nous sommes à 1.500 m tout de même.

Les techniques modernes s’y prêtent. Il faut profiter de cette restauration pour se donner la capacité de transformer, l’hiver cet espace piscine en la couvrant d’une patinoire permettant d’y retrouver tout ce que la station avait connu il y a quelques années en la matière. Tant sa taille possible, les vestiaires existant et sa situation pouvant être surplombée par les passants , tout concourre à en faire quelque chose d'encore mieux qu’avant.

Et il faut aussi en profiter pour aménager ses abords sur les faces sud-est et sud-ouest pour y réaliser quelques niveaux de gradins, couverts et facilement accessibles aux gens de passage. Ceci pour qu’ils puissent, nombreux s’y arrêter, s’y asseoir devant la vue ou encore au soleil couchant et passer du bon temps à regarder tant les nageurs en été ou les patineurs en hiver.

Il existe sur Anzère des architectes capables de mettre en place un tel projet simple et facile d’exploitation tout en mettant des aires de stationnement piétonniers devant un panorama que beaucoup nous envient. Loin d’un projet pharaonique, devenu vite infaisable, ce serait un vrai projet à taille humaine dont Anzère pourrait profiter dès cet été. Enfin du vrai nouveau.

Et pour tout ce qui nous a été si longtemps "vendu" en matière de wellness-piscine-spa, et bien, ceux qui fréquentent le Village seront là encore gâtés, car cela va exister très rapidement quand on sait qu’un habitué et amoureux de la station a fait l’acquisition de la piscine couverte, à l’abandon depuis plusieurs années, pour refaire ce genre d’établissement agrémenté d’un nouveau café. Que demander de mieux ?

Si cette conjonction de projets pouvait aboutir dans les tous prochains mois, ce serait enfin l’arrêt de la dégringolade à laquelle nous assistons et certainement le renouveau de la station qui ne vivra que d’aller de l’avant à petit pas, mais non de réunion de comités qui en définitive n’ont débouchés sur rien.

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