lundi 30 novembre 2009

Loi sur le tourisme rejetée ! et maintenant pour Anzère ?

Une loi rejetée par la population par 75 % de votants ne peut avoir été une bonne loi. Au delà de ce que l’initiative populaire a réalisé que les citoyens ont eu le dernier mot, cette initiative a permis qu’un véritable débat s’ouvre par médias, réunions et internet interposés et les travers de la situation du tourisme en Valais ont été mis en lumière.

Parce que si la loi sur le tourisme voulait relancer la promotion du Valais et des régions touristiques sur un pied étatique, en augmentant les impôts pour ce faire, ce que les valaisans ont refusé, il n’empêche que le tourisme en Valais et en particulier sur Anzère a besoin d’être dopé.

D’abord parce que la situation économique et les habitudes de consommation de la clientèle potentielle ont changé considérablement ces 20 dernières années et qu’il importe d’en tenir compte. Nos concurrents touristiques le font et ne pas le faire ne peut qu’aggraver notre situation.

Je ne veux pas essayer de lancer un débat au travers des commentaires de ce blog qui est lu par une moyenne de 15 personnes par jour, je n’y suis jamais arrivé. Tout de même, vous pouvez le faire anonymement mais en commençant par prendre un compte chez blogger et donc un pseudo ce qui prend 5 minutes et qui est gratuit. Vous vous appellerez Ours ou Chouette, mais ce sera toujours la même personne sous un même pseudo, ce qui ne serait pas le cas si je vous laissais intervenir en tant qu’anonyme qui pourrait recouvrir des personnes différentes et perturber un vrai débat.

Pour revenir à Anzère et pour lancer le débat sur les incitations à mettre en place pour essayer de faire venir de nouveaux clients dans notre station en dehors des mois de la haute saison, je vais soumettre quelques pistes sur lesquelles vous pourriez réfléchir et sur lesquelles vous pouvez laisser un commentaire infirmatif ou affirmatif.

D’abord un « sort » à la collecte de la taxe de séjour et aux coûts de son recouvrement.Cet argument a été tout le long de la campagne pour le Oui à la loi, un des plus importants arguments. Je n’en connais pas le pourcentage par rapport aux encaissements, mais à Crans Montana, d’après les propres dires de J-M Cina c’étaient 300.000FCH que cela coûtait chaque année. Combien à Anzère où cela semble l’activité principale d’un certain nombre de personnel de l’Office de Tourisme ?

Déjà la réforme est inutile si l’on ne va pas au bout de la démarche et que l’on ne puisse pas, soit redéployer sur une autre activité nécessaire au développement du tourisme, l’employé chargé de le faire ou s’en séparer. Donc si c’est le cas je verrais bien déjà une forfaitisation de cette taxe sur les bases de l’année antérieure accompagnée d’une déclaration d’activité de l’année (pour calculer un nouveau forfait pour l’année suivante) pour tous les professionnels du tourisme. Cette taxe ne serait pas répercutée sur les clients, le prix des prestations devant en tenir compte.

En ce qui concerne les taxes de séjours payées par les clients venant en location d’appartements, je voudrais faire d’une pierre deux coups. L’offre à ce niveau manque de clarté vis à vis des clients et d’homogénéité. D’abord seuls ceux qui acceptent de louer leurs biens doivent être soumis à une taxe et ceux qui ne le louent pas, ne font que jouir de leur droit de propriété. Il faut déjà les remercier, ce sont aussi les plus gros clients des commerces de la station, eux, leurs familles et leurs amis. Pour les autres, faire d’une pierre deux coups, ce serait que l’office de tourisme et en fonction de critères d’équipements et d’entretien de l’appartement locatif, accorde un certain nombre d’étoiles (ou de sapins) afin que les éventuels clients sachent à quoi s’en tenir.

Pour obtenir d’une manière annuelle ce classement qui sera indispensable pour louer en dehors de la haute saison (par un phénomène de concurrence), les loueurs paieront un forfait égal au nombre de leurs lits adultes par le nombre de nuitées de la haute saison où l’on sait que tout est plein. Ces frais ne sont pas facturables aux clients mais doivent être compris dans le prix global de la prestation.

Le coût de la collecte d’une somme équivalente de TS coûte ainsi 10 fois moins cher pour une collecte égale et ce sont là des sommes ou des gens disponibles pour des actions plus productives.

En dehors de la période des sports d’hiver et même si certain d’entre eux y viennent durant cette période, les personnes qui peuvent y venir en villégiature sont pour la plupart, des retraités. Le fait de ne plus trouver à Anzère de pharmacie est péjoratif pour la station et il importe d’en ré-ouvrir une nouvelle dans les meilleurs délais. Ce n’est pour elle qu’une question d’exploitation. Il faut donc que la commune fasse tout, même avec des subventions pour sa ré-ouverture et l’argent public sera là, bien utilisé.

Son emplacement sur l’espace piétonnier est mauvais. Le mieux serait à la place de la Quincaillerie en face de la Coop, qui pourrait, elle, s’installer un peu plus haut sur la route d’Anzère sans dommage et aussi avec l’aide de la commune. Si dans le même temps, Coop abandonne sa parapharmacie pour la laisser à cette pharmacie pour aider à l’exploitation et pour une ouverture calquée sur ses horaires tout le monde sera gagnant. Tant le public, que la Coop, qui n’a plus de concurrent sur Anzère et qui ne fait pas flamber ses prix pour autant, car ce sont les mêmes qu’à Grimisuat ou Sion ou Conthey. Tous les commerçants d’Anzère seront aussi gagnant comme la commune, car tous y verront déjà une augmentation de la fréquentation du Village.

Que la Société de développement s’y attelle !

Merci de m’avoir lu.

La loi sur le tourisme rejetée par 75% des votants ! Et « notre » wellness-center ?

En ce 29 novembre dernier les valaisans ont rejeté la loi sur le tourisme par 75 % des votes exprimés, pas loin du sondage que j’avais mis en ligne sur ce blog, qui lui, donnait 71% de personnes contre, pour près de 40 votants !

Par contre il est d’abord certain qu’une telle initiative populaire qui ne touchait pourtant le porte-monnaie que moins d’un valaisan sur cinq a été un formidable élan pour que les citoyens débattent de cette loi. Ce qui n’aurait pas été le cas si cette initiative populaire n’avait pas été mis en place après le vote du Grand Conseil qui entérinait la loi.

En matière de tourisme, tout reste donc à faire, le problème reste entier de faire venir sur les 10 mois qui ne sont pas de la haute-saison, des personnes en villégiature sur Anzère. Un wellness-center pouvait être un attrait mais dans la mesure où il restait dans les limites du raisonnable tel que le projet existait lors de son lancement. C’est à dire pour un budget inférieur à 5 millions et les propriétaires de résidences secondaires avaient répondu à l’appel en promettant 1,5 millions de francs.

Tout ce qui est arrivé après a bien montré que le projet actuel n’était pas viable, mais ses initiateurs ne veulent pas regarder ce qui vient de se passer ces 3 dernières années. D’abord un projet qui va doubler de budget, une crise économique qui frappe toutes les économies mondiales et qui appauvrit nos clients, une structure privée qui souhaite organiser à l’emplacement de la piscine couverte un tel équipement, les hôtels d’Anzère qui développent leur propres installations, des normes de sécurité qui interdisent de mettre plus de personnes en même temps que le point mort d’exploitation, etc. Tout cela induit qu’aucun gestionnaire ne se présente pour gérer un tel paquebot !

Aujourd’hui la commune va devoir, si elle veut quand même lancer cet investissement, financer directement ou par emprunt, qu’elle va garantir, plus de 90% des travaux et surtout gérer en direct ou en supporter l’exploitation. L’exemple de Sierre, autrement plus important qu’Anzère, montre qu’une telle exploitation peut engendrer chaque année des pertes proches du million de francs. A Crans-Montana même et certainement pour des motifs similaires deux projets du même acabit ont été abandonnés.

Si cet investissement voit le jour et devient un fiasco, ce sont les ayentôt qui vont payer. Dans ces conditions et maintenant que le Conseil Communal et le Conseil Général ont accepté le financement de ce projet, ne serait-il pas normal que la population d’Ayent se prononce lors d’un référendum, sur son acceptation ou non d’un tel investissement par la commune. C’est quand même normal, sauf à croire les citoyens incapables de bonne gestion de leurs finances communales.

Je met en ligne un tel sondage auquel vous pourrez participer anonymement jusqu’au 15 janvier prochain. Merci de le faire.

Et de m’avoir lu.

mercredi 14 octobre 2009

Lettre ouverte au Président de l’ASPA,

Monsieur le Président,

En cette période où les intérêts de la grande majorité de vos adhérents vont être touchés par la nouvelle Taxe Touristique d’Hébergement TTH, soumise à la votation des valaisans le 29 novembre 2009, votre silence et par la même le silence de l’ASPA sur ce sujet est assourdissant.

Quand en 2005, je suis venu m’installer, en vue d’y prendre ma retraite, à Anzère, votre association venait de voir le jour et comme les buts de cette association me semblaient tout à fait louables, j’y ai adhéré aussitôt en ma qualité de propriétaire d’un appartement dans la station.

Depuis lors, je vous avoue franchement qu’à Anzère en lieu et place de voir l’amélioration des infrastructures de loisirs, je n’y vois qu’une débandade ! Quand ils ne changent pas de mains, il n’est pas un restaurant de la station qui ne souhaite vendre. Les autres commerces ferment les uns après les autres et les activités de loisirs gérées par l’Office du Tourisme disparaissent elles aussi, les unes après les autres, depuis plusieurs années.

Si l’on a vu l’ASPA sur le terrain médiatique tout ce temps, c’est pour défendre le seul projet de Wellness-Center, sur lequel par ailleurs j’ai déjà tout dit. En terme de contribution de notre association à l’amélioration des infrastructures, c’est un peu court ne trouvez-vous pas ?

Il vous reste à « défendre les intérêts des propriétaires de chalets et d’appartements d’Anzère », premier objectif de notre association. Il y avait là beaucoup à faire depuis toutes ces années sur ce plan, qu’y a-t-il eu de fait. Aussi peu de chose certainement que la pauvreté de ce qui est relaté sur le site internet de l’Association.

Mais depuis le début 2009, le gouvernement valaisan sous la houlette du Conseiller d’Etat Jean-Michel Cina, chargé du tourisme et de l’économie, veut faire passer une loi tendant à faire supporter l’essentiel de la promotion du tourisme valaisan par une taxe sur les résidences secondaires en Valais. Bien évidemment les agences immobilières et l’USPI depuis février dernier ont dit tout le mal qu’ils pensaient du financement de cette loi inique.

Mais où est la prise de position de l’ASPA ? Vous même, allez-vous proposer aux votants d’exprimer un OUI ou un NON lors de la votation prochaine. Est-ce que vos adhérents souhaitent voir leurs biens taxés ? Estimez-vous qu’ils voient là, pour la plupart, une incitation à louer demain leurs appartements ou chalets pour les transformer en « lits chauds » ? Je ne le crois pas.

Par contre cette charge supplémentaire sur leurs biens immobiliers va en diminuer mécaniquement la valeur, car le tourisme qui demain viendra peut-être sur Anzère ne pourra le faire que dans le cadre d’un accueil hôtelier bien réduit ici et certainement pas à travers une offre locative, non seulement insuffisante mais inadaptée au marché actuel.

Encore une fois, veuillez m’en excuser, mais je ne vois pas à quoi et dans ces conditions vous pouvez bien servir. Il y avait tant de chose à faire sur Anzère pour répondre aux objectifs de notre Association, mais manifestement vous et votre équipe êtes passés à côté.

C’est vraiment dommage.

vendredi 2 octobre 2009

Esprit "chalet" sur Chamossaire. Nouvelles.

Il y a maintenant 4 mois que je vous ai alerté sur l'édification dans notre paysage de chalets et au milieu du quartier que nous chérissons pour son calme, d'un immeuble d'habitats collectifs. Il semble bien normal de vous tenir informés de ce que devient ce dossier.

Depuis ma dernière publication de juin dernier, nous ne sommes plus 13 opposants mais 20, qui ont tous mandatés Me Fournier pour nous assister dans ce dossier. Sans compter tous ceux qui, sans vouloir se mettre en avant, soutiennent au moins moralement notre action.

Il est apparu que dans ce dossier, cet immeuble projeté ne dispose pas d'accès à travers une quelconque servitude de passage et ceux qui pouvaient en accorder sur leurs terrains, ne souhaitent pas voir notre quartier, ainsi, défiguré. Mais ce n'est pas pour autant que le dit projet a été retiré par ses promoteurs, ce qui l'aurait été pour la quatrième fois.

Nous avons simplement été informé par la Commune, au début du mois de septembre que cette demande d'autorisation de construire était maintenant entre les mains du secrétariat cantonal des constructions. Puis à cette fin septembre, avons été informé que ce service cantonal laissait jusqu'au 31 octobre 2009, aux promoteurs de ce projet, pour lui apporter des explications sur le bien fondé de leur projet.

Faute de quoi, ils disent devoir intervenir sur la base des articles 25 et suivants de la LFAIE, qui n'aurait pas été respectée. Nous devrons donc, tous attendre jusqu'à la fin de ce mois pour vraiment savoir ce qu'il en est de cette nouvelle péripétie.

mercredi 30 septembre 2009

Les aimez-vous bien dégagés autour des oreilles ?



Voilà la nouvelle vision pour les habitants et bien sur les touristes qui s'engagent sur la passerelle St Brévin qui conduit au centre du Village.

C'est, bien sur, le lot de chacun minéral, végétal ou animal que de vivre et de mourir. Mais nous, les êtres humains, quand cela ne dépend que de nous, ne pouvons éviter de martyriser tant l'arbre dans sa sève que dans son esthétique ?

Parce qu'en ce qui me concerne, à chaque fois que je passe devant eux, cela me fait mal pour eux. Ces beaux sapins, qui contribuent aussi à ce qu'on aime la montagne, ne pouvons-nous pas essayer de les respecter plutôt que de les mutiler ainsi ? Et je suis sur que beaucoup de touristes passant devant eux doivent réagir comme moi.

On est loin de la carte postale idyllique avec cette entrée de village pour promeneurs. Je conçois tout à fait que les habitants, juste derrière, aient vu leur panorama sur les Alpes péjoré, mais enfin, même si ces sapins ont été mal choisis il y a trente ans et qu'ils ont voulu atteindre le ciel, n'y a-t-il pas mieux à faire.

Les comptes de cette co-propriété sont-ils aussi bas que l'on ne puisse les couper et les remplacer par des essences naines ? Même au frais d'Anzère-Tourisme dont la carte de visite me semble bien écornée par cette verrue et qui donne à Anzère une impression de "mal-tenu" ?

Je souhaite être entendu, pour qu'à cette saison propice à planter des arbres, le nécessaire puisse être rapidement fait.

dimanche 27 septembre 2009

Ce que je pense de la nouvelle loi sur le tourisme en Valais.

C’est bien sur cette nouvelle loi sur le tourisme en Valais, soumise à l’approbation des valaisans le 29 novembre prochain que je souhaite ci-après donner mon avis. Les blogs sont fait pour cela.

Avis de résident valaisan, qui plus est possédant en Valais une résidence secondaire, mais aussi au delà de cette nouvelle taxation, qu’il me faudra peut-être subir sans lui avoir d’ailleurs donné mon assentiment car je ne vote pas le 29 novembre prochain. Ce sentiment issu de l’expérience des affaires acquise durant 40 ans de vie professionnelle.

Il s’agit là de mettre en place une structure de promotion commerciale importante sans jamais maîtriser le « produit touristique » qui sera promis. Alors projetons-nous dans l’avenir et supposons cette nouvelle loi entrant en application. Les offices de promotions du Valais font merveilleusement bien leur travail et des milliers de personnes nouvelles, souhaitent venir à Anzère par exemple. Car cela c’est demain si la loi passe. Tant la capacité des hôtels que l’offre locative d’appartement sont-elles à la hauteur pour recevoir ces clients et tenir les promesses qui leur ont été faites. Dans le cas contraire quelle contre-publicité et quel argent, quels impôts, gâchés.

Qui plus est si la majeure partie de la taxe est prise sur les résidences secondaires, le retour attendu ne sera pas au rendez-vous de tous ces nouveaux contribuables puisque la majeure partie d’entre eux ne souhaite pas louer leurs résidences secondaires. Est-ce juste ? Est-ce légitime ? Quel pourcentage des votants possédent une résidence secondaire ? N’est-ce pas là une taxe dont on demande l’autorisation de l’appliquer à des gens à qui cela ne coûtera rien ? Est-ce que déjà sur ce plan, nous nous trouvons dans une démarche démocratique ?

Est-ce légitime et est-ce bien dans le « contrat » passé avec l’acquéreur d’une résidence secondaire que de lui prendre d’office et après coup, une nouvelle taxe pour que des touristes viennent encore plus nombreux dans la région où il a choisi sa résidence, sans aucun autre avantage pour lui que d’aspirer, si tout va bien et pour autant que cela l’intéresse, à l’amélioration, à terme, de l’offre événementielle dans sa région touristique ?

Quelle responsabilité auront les professionnels du tourisme, à profiter d’une promotion qui sera bien supérieure à ce qu’ils auraient pu entreprendre par eux-mêmes ou ne serait-ce qu’au versement qu’ils seront tenus de faire pour régler cette taxe pour leur compte. Est-ce sain ? N’est-ce pas propice au contraire à trop attendre des autres et contraire aux règles commerciales et entrepreneuriales ?

Quant aux sociétés anonymes qui géreront ces budgets, elles n’auront d’anonymes que le nom puisque toutes leurs ressources seront para-publiques. Comment attendre des employés à tous les niveaux de ces structures, même si leurs dirigeants sont contrôlés par des acteurs du tourisme, qu’ils obtiennent naturellement des « résultats » puisque les recettes de ces SA seront, non pas assises sur leur excellence et leur travail, mais sur le nombre de mètres carrés des hôtels et résidences secondaires implantées dans leurs régions.

Tout cela me paraît bien bancal et dans ces conditions il ne faut pas s’étonner que cela fasse plus de 7 ans que cette loi soit en gestation. Est-ce que ce délai de latence présume que maintenant cette loi serait ce que le tourisme valaisan attendait.

Par rapport aux chiffres données par M. le Conseiller d’Etat Cina, ne faut-il pas déjà se pencher sur les facteurs clés de succès qui font de l’hôtellerie tyrolienne la championne de sa catégorie. Et pourquoi véritablement l’offre hôtelière sur Anzère en particulier est insuffisante et que celle sur Crans ou Montana devienne vieillotte entre autres, pourquoi les possesseurs de résidences secondaires ne souhaitent pas, pour la plupart, louer leurs biens. Le modèle économique des agences de location dans les stations de tourisme du Valais es-il encore valable à l’heure d’internet et leurs prestations sont-elles celles que recherchent les loueurs, les locataires et ceux qui font le tourisme valaisan ?

Pourquoi les lits froids qui deviendraient « chauds » sont-ils la seule réponse prise en considération par les instances du tourisme valaisan. N’est-ce pas un faux problème ? Quand dans le même temps on veut voir en définitive payer le foncier touristique par les propriétaires des résidences secondaires on s’aperçoit que le financement des murs hôteliers n’intéresse plus personne. Que le modèle des appart-hôtels dont les propriétaires assument et la construction et les charges des résidences s’éloigne de plus en plus de la notion de propriété, parce que financièrement de moins en moins intéressant.

Personne ne peut non plus arguer qu’avec une meilleure promotion du Valais, l’immobilier valaisan, va dans son ensemble prendre de la valeur, c’est complètement faux dans le cas présent avec la Lex Kholer et les quotas imposés aux étrangers et au contraire. Si sur une population de moins de 8 millions d’habitants en Suisse, ce sont 50.000 suisses qui ont une résidence secondaire en Valais, comment penser que ce chiffre va continuer à croître dans une proportion suffisante pour faire monter le prix de l’immobilier. Ceux qui ont, qui plus est dans cette période de crise, une résidence ne vont pas en acheter une deuxième ou une autre sans avoir vendu la première à un autre suisse se trouvant dans la même situation.

Au delà de la promotion du tourisme valaisan que proposera PromoValais au moyen de ces nouvelles taxes il faut aussi permettre rapidement que les ressortissants de l’UE au moins puissent acquérir des biens dans l’ancien pour que le marché ne finisse pas par se scléroser comme on le constate aujourd’hui.

A cette assertion et à mon avis dans un réflexe plus populiste qu’économique, il s’agirait pour les instances politiques de ne pas vendre le territoire suisse à des étrangers. Est-ce bien pertinent ? Parce que ces étrangers on aimerait bien les voir venir plus nombreux mais en simple qualité de visiteurs, mais qu’ils ne viennent pas s’installer chez nous avec leur argent. Mais les suisses sont-ils vraiment capables de se passer de leur argent. Où sont les projets immobiliers suisses dans la Valais en ce moment ?

Réussir une entreprise économique et le tourisme en Valais en est une, c’est jouer gagnant-gagnant et ce ne me semble pas être le cas ici dans beaucoup des conséquences de cette nouvelle loi. Et aussi sympathique que puisse être son concepteur, en ce qui me concerne si j’avais à voter, je voterais non à cette loi, qui a toutes les chances de devenir un nouvel impôt. Générant de nouveaux quasi-fonctionnaires. Simplement.

samedi 26 septembre 2009

Le Conseiller d’Etat J-M Cina est venu à Ayent le vendredi 25 septembre 2009 exposer son projet de loi sur le tourisme en Valais.



Ce projet de loi accepté d’ores et déjà par le Conseil d’Etat valaisan est proposé à la votation populaire le 29 novembre prochain. Pour que les choses soient plus claires je vais, dans cet article, simplement relater l’exercice auquel s’est prêté M. Cina hier au soir à la salle de Gymnastique de St Romain sur la commune d’Ayent. Réservant dans un article postérieur, mes remarques et réflexions sur un sujet sur lequel, comme beaucoup d’entre vous, je suis parfaitement concerné.

Devant un parterre d’auditeurs des communes d’Arbaz, Ayent, Grimisuat et Saviese et auquel assistaient nombre d’élus locaux, Monsieur le Conseiller d’Etat en charge de l’économie et du Tourisme dans notre canton nous a, en toute franchise, développé son projet qu’il mûrit de puis plus de 7 ans et qui sera soumis au peuple à la fin de l’année. A aucun moment dans l’exposé qui a été fait ni durant le débat qui a suivi, il n’a cherché à travestir la réalité qu’il vise pour demain et ce, avec conviction, passion et franchise.

Si je vais essayer d’être aussi précis que je peux l’être en vous faisant cette relation, il se peut que j’ai mal compris certains chiffres ou informations et je suis prêt bien sur, sur la contradiction éventuelle qui pourrait m’en être faite, par lui-même ou un autre auditeur, de corriger cet article.

L’exposé à commencé par un sorte d’état des lieux qui montrait qu’à la dernière année étudiée le Valais avait compté 4 millions de nuitées hôtelières pour 26 millions au Tyrol et environ 5 millions dans les Grisons. Que par ailleurs les recettes tirées du tourisme en Valais contribuaient pour 3 milliards de F et 25% du PIB du canton. Si la promotion du Valais avait un budget de 5 millions de F, celui de la ville de Zürich à lui seul était de 10 millions de F.

Le projet visant principalement à augmenter ce budget de mise en valeur des atouts touristiques de notre canton dans le reste de la Confédération et à l’étranger, il devrait donc croître de manière très importante afin de renforcer encore ce qui est une des principales ressources de notre canton. La création de cette nouvelle manière de faire permettrait en particulier de mieux fédérer des projets disparates, évitant les « doublons » et communiquant sur des « produits » demandés par le tourisme actuel.

Jusqu’à maintenant les recettes alimentant le fonds de développement du tourisme en Valais, provenaient principalement des taxes payées par nos hôtes lors de leurs séjours dans notre canton. La collecte de ces taxes était très onéreuse et à titre indicatif, la communauté de commune de Crans Montana payait ces dernières années 300.000 F par an pour faire effectuer cette collecte de taxe de séjour. C’est dire si le bilan de cette taxe et de sa collecte était mauvais et qu’il fallait la réformer.

La nouvelle loi propose de remplacer cette taxe de séjour ainsi que la taxe d’hébergement par une nouvelle taxe payée par tous ceux qui peuvent offrir potentiellement des prestations touristiques que sont les hôtels et la parahôtellerie, les résidences secondaires et les campings.
Cette taxe étant assise sur les surfaces des biens avec des coefficients différents de 1 pour l’hôtellerie, 0,5 pour les résidences secondaires et de 0,1 pour les campings, ces chiffres étant aussi pondérés tant par les communes que par les régions touristiques sur lesquels sont implantés ces biens.

Rentre donc en ligne de compte la notion de région touristique et si sa définition est arrêté par cette nouvelle loi à un chiffre minimum de 5 millions de F de collecte de taxes au minimum sur celle-ci, elles se feront par la libre organisation des communes. Ces recettes donnant un budget de promotion équivalent seront à disposition de sociétés anonymes à constituer où l’Etat et les collectivités locales ne pourront avoir plus de 49 % du capital et où la majorité de ce capital sera détenue par les acteurs du tourisme eux-mêmes.

Les mayens et les cabanes de chasse non accessibles toute l’année et ne disposant pas des caractéristiques propres à être offertes au tourisme ne sont pas pris en compte comme assiette de cette nouvelle taxe.

C’est donc un budget de plus de 54 millions de F qui est attendu pour la future promotion touristique en Valais, sachant que l’Etat du Valais donnerait alors directement 10 millions de cette somme.

Si ce sera l’Etat du Valais et son département du tourisme qui valideront et homologueront les contours des dites régions et leurs budgets, ces associations devront être mis en place par les communes et les acteurs du tourisme de ces régions, entre eux.

M. Cina a présenté différents exemples de calcul pour cette taxe et son impact sur les activités hôtelières. Manifestement les établissements avec forts taux de remplissage étaient gagnants sur la nouvelle loi et il a montré qu’en dehors de ces établissements spécialisés, les taxes sur les résidences secondaires étaient souvent acceptables, surtout que celles-ci par la mise en valeur des dites régions augmenteraient mécaniquement la valeur de ces biens immobiliers dans des proportions au moins équivalentes.

A une question posée dans la salle il a bien sur indiqué que les montants de cette taxe devant être établis à posteriori à l’acceptation de la loi, les électeurs auraient à se prononcer sans savoir quels seraient les taux appliqués et donc les montants que les personnes intéressées auraient à payer.

Il a aussi indiqué que ce sont 90.000 résidences secondaires qui existent en Valais actuellement, dont 22.000 appartenant à des valaisans et 68.000 à des étrangers au canton ou à la confédération.

M. Cina pense qu’il aura encore personnellement 2 ans de travail sur ce sujet, après la promulgation de la loi, pour parfaire sa mise en place, en particulier dans l’aide à la structuration du canton en régions touristiques et que d’ici à la votation du 29 novembre prochain il lui appartenait de présenter personnellement au plus grand nombre d’électeurs, cette nouvelle loi, comme il le faisait ce soir. C’est tout à son honneur et nous l’en remercions.

Cet exposé et ce débat avec la salle se sont achevés par la remise à l’orateur, par le Président de la commune d’Ayent, M. Marco Aymon, de cadeaux comprenant les produits de notre terroir et par un vin d’honneur où l’ensemble des présents étaient conviés.

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